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Le duo désaccord majeur

Désaccord majeur est un duo Conte/ Musique. Les histoires sont racontées  à deux voix ( le conte et la musique) et une place est laissé à l'intéraction et l'improvisation.

Tony Havart / contes

Tony Havart propose des histoires pour tous les goûts :
Carbonisées (en tout cas qui sentent le souffre)
Bien cuites (afin qu’elles soient mieux crues)
A point (pour ceux qui savent attendre)
Saignantes (pour réveiller l’animal qui est en vous)
Bleues (accompagnées de plaies et de bosses)
Elles sont servies, en fonction de l’humeur et de la saison, avec de l’ humour, du suspense, de la peur, ainsi qu’avec une bonne pincée de merveilleux.

Cédric Sourd / musique

Cédric Sourd propose des musiques pour tous les nez :
Grillées (et même qui sentent un peu le brulé )
Aux vapeurs d’alcool (ouvrant d’autres réalités)
Iodées (pour prendre le large)
Animales (afin de retrouver ses instincts)
Elles sont senties, en fonction de l’humeur et de la saison, avec des accents de musique modale, jazz, contemporaine, blues, et pourquoi pas un peu de funk.

La genèse du duo

Au départ, une envie des deux côtés d’aller voir ailleurs, d’expérimenter d’autres manières
de dire par la parole et la musique. Comment enrichir « réellement » un spectacle
de conte par la musique, le son. De l’autre côté, comment trouver une place au sein
d’une histoire, venir y ajouter sa note, discordante parfois, ; sa manière de raconter sans
parole.
Des deux côtés en tout cas, une volonté d’éviter l’illustratif le plus possible, le faire joli,
afin d’ apporter un autre point de vue sur l’histoire en train de se raconter, parfois même
obliger le conteur à se taire pour raconter une histoire sans parole, et inversement dire à
la musique qu’elle n’est peut-être plus utile à ce moment là.
Tout est parti d’une commande par un salon du livre : créer un spectacle sur le thème du
livre et de la lecture à destination en priorité des adolescents.
Dès le départ nous choisissons de partir sur un pied d’égalité entre conte et musique :
nous commençons les répétitions en connaissant à peine les univers de chacun. Le travail
sans partition et sans texte complètement fixé est aussi une constante importante de
notre travail : cela nous permet de jouer avec deux trames à la fois : celle de l’histoire et
celle de la musique.
Il a été décidé de se lancer directement dans le feu de l’action : à partir d’une trame
d’histoire, d’ambiances musicales discutées ensemble, nous nous lançons : une première
journée de répétition suivie le soir même d’une première présentation au public dans le
cadre d’une scène ouverte, puis la chance de pouvoir proposer le spectacle à 8 reprises
en trois jours à des groupes d’adolescents, public réputé peu réceptif, mais avec lesquels
les échanges en dehors de la scène et les silences recueillis durant le spectacle vont permettre
de « fixer » les grandes orientations de notre travail commun.
Rapidement, une direction vers un spectacle à dominante sombre, vers un romantisme
un peu noir se fait jour.
Pour ce premier spectacle, intitulé « A deux pages de la fin », nous choisissons en effet rapidement de retirer les quelques histoires plus courtes permettant une respiration dans le
spectacle : ce sera vraiment du noir de noir (avec un peu de bleu foncé quand même)
et en évitant le plus possible ce second degré qui est devenu la norme, la connivence
sous forme de clin d’oeil avec le spectateur.
Les histoires proposées sont des créations (science fiction sociale, histoire de fantômes
amoureux…) et des contes traditionnels (la Mort marraine).
Depuis, nous avons continué dans cette direction en travaillant autour d’une formule
plus familiale, laissant plus de place à l’humour et permettant d’explorer d’autres types
de répertoires : contes classiques (les trois petits cochons version rock’n roll), contes merveilleux (le loup blanc) ou étiologiques (pourquoi les loups mangent les moutons).
Cette fois il s’agit, tout en gardant la même méthode de travail d’intégrer le public de
manière plus participative, d’être dans un rapport plus ludique et aussi de chanter, ce
qui est une nouveauté pour le conteur.
Autre interrogation : comment amener des musiques peu présentes dans les spectacles
de conte : si Stevie Wonder rencontre une p’tite mamie dans une pastèque, ça donne
quoi ?